Le président du CESE pour la définition de nouvelles normes pour la classe moyenne

5437685854_d630fceaff_b-
455
Partager :

Rabat - Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Reda Chami a souligné, mercredi à Rabat, la nécessité de définir de nouvelles normes pour la classe moyenne, afin de l'élargir et d’en renforcer la base. Une manière de s’écarter sans doute des définitions du HCP  qui fixe le seuil d’accès intenable à 2800 dhs par ménage et comme plafond 6763 dhs au-delà duquel on intègre peut-être ma classe des nantis…

Intervenant à l’ouverture du cinquième forum parlementaire sur la justice sociale à la Chambre des conseillers, organisé sous le thème "L'élargissement de la classe moyenne : locomotive du développement durable et de la stabilité sociale", M. Chami a relevé que le CESE a accordé une importance particulière à cette classe sociale, faisant de la nécessité de l’élargir et de la renforcer un axe horizontal de bon nombre de ses rapports et avis.

M. Chami a constaté que les travaux et les rapports du CESE lui ont permis d'identifier les contraintes rencontrées par la classe moyenne, mettant en relief la polarisation des services de base tels que l'éducation, la santé et le logement entre les secteurs public et privé, poussant la classe moyenne à choisir les services fournis par les établissements privés par soucis de qualité, chose qui lui engendre des coûts supplémentaires.

Selon M. Chami, ces contraintes concernent également la pression fiscale déséquilibrée et les carences des politiques publiques, qui ne prennent pas en compte les besoins de cette classe sociale et œuvrent dans la lutte contre la pauvreté, sans pour autant chercher à élargir la classe moyenne.

Le Conseil considère que, pour relever le défi du maintien et du renforcement de la classe moyenne, il est nécessaire de mettre en place une politique ciblée basée, principalement, sur le développement et l'amélioration de la qualité des services sociaux de base, la modernisation de la gestion des ressources humaines et le renforcement des compétences, a-t-il noté.

Il a indiqué que cette politique devrait se concentrer sur le soutien à l'entrepreneuriat au profit de la classe moyenne, tout en encourageant le climat des affaires, en plus d'équilibrer les charges fiscales en fonction du niveau de vie et de faire des centres ruraux des pôles de développement économique, afin de lutter contre la migrations et encourager l’émergence de la classe moyenne rurale.

 

lire aussi