SNA: l'art de travailler les métaux dans toute sa splendeur à Marrakech

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Marrakech - L'art de travailler les métaux est l'un des fleurons de l’artisanat marocain, une filière qui reflète l’excellence du geste, l'éclectisme des techniques et la diversité des influences qui empreignent des objets du quotidien leur donnant une aura singulière.

Une tournée à travers les différents stands dédiés à la filière et aménagés à l'occasion de la 6ème édition de la Semaine nationale de l'artisanat (SNA) qui se poursuit au 26 janvier dans la ville ocre, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, est une occasion de découvrir le niveau d’habileté et de créativité atteint par les artisans spécialisés dans le travail du métal. Plateaux, théières, cendriers, tajines ou encore lanternes, ces objets témoignent de la plus belle des manières du talent des ces artistes passés maîtres en martelage de laiton et de maillechort.

Outre la bijouterie, l'art de travailler le métal englobe notamment la ferronnerie, le damasquinage, la dinanderie et le travail du maillechort, des métiers qui utilisent des matériaux comme l'argent, le cuivre et leurs dérivés.

Approché par la MAP, Ahmed El Kaddari, un dinandier de Fès qui participe à cette Semaine nationale de l'artisanat pour faire connaître son produit, a déploré le fait que nombre de ses confrères disposent d’une expertise hors-pair mais ne transmettent pas leur savoir-faire à la nouvelle génération à cause des "différents maux qui existent dans ce métier".

Parmi les difficultés évoquées par cet artisan, figurent notamment, le problème de la commercialisation, les faibles gains des ventes, ainsi que le phénomène récurrent de la contrefaçon.

"Le problème des produits de contrefaçon met en péril d’une manière sérieuse et menaçante la qualité globale. Les artisans affrontent une concurrence injuste et malsaine, impactant négativement l’avenir de ce métier", a-t-il fait savoir.

De son côté, Hassan Haddad, ferronnier et propriétaire de l’atelier ''Art du Désert", a indiqué à la MAP que pour pérenniser le métier, plusieurs jeunes artisans se sont formés dans son atelier tout en bénéficiant de formations qualifiantes et diplômantes.

Ce Gadiri, qui suit les traces de ses parents artisans, n'a pas caché sa fierté de son art, louant les caractéristiques "particulières" du mobilier, des accessoires de décoration et des sculptures en métal qui séduisent les férus de patrimoine culturel marocain.

Organisée à l'initiative du ministère du Tourisme, de l'Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie sociale, à travers la Maison de l’artisan, cette édition de la SNA vise à construire une image de marque de l’artisanat marocain, faire de cet événement un espace de rencontres incontournable pour les artisans qui souhaitent mettre en valeur leurs créations, s’informer sur l’évolution des tendances et trouver de nouveaux débouchés, ainsi qu’aider à la commercialisation du produit tout en préservant et améliorant les revenus des artisans.