10èmes Assises de l’Agriculture à Meknès : Entre acquis et défis

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Les travaux de la 10ème édition des Assises de l’agriculture se sont ouverts ce lundi 23 avril à Meknès

Organisé sous le patronage du roi Mohammed VI, cet événement se déroule cette année sous le thème de «La jeunesse, principal moteur et bénéficiaire de développement agricole».

Les Assises de l’Agriculture constituent un événement phare du secteur agricole, tant aux niveaux national qu’international. Plusieurs intervenants de haut niveau, experts et décideurs y sont présents.

Ces derniers échangeront autour de l’avenir du secteur agricole, en marge de deux tables-rondes. La première, ministérielle, se penche sur le thème: « Vers un new deal agricole de la jeunesse rurale ». La seconde, qui réunira plusieurs experts internationaux de haut niveau, porte sur le thème : « Innover pour la jeunesse : solutions durables pour l’agriculture ».

Les travaux des Assises, qui se sont ouverts ce matin, ont tenu à rappeler le rôle majeur de la jeunesse dans le développement agricole. Ainsi, ils ont rappelé que chaque année,  dix millions de jeunes Africains arrivent sur le marché du travail, où le secteur agricole représente parfois plus de 70% des emplois.

Au Maroc, le Recensement National Agricole a estimé que l’âge d’accès au statut de chef d’exploitation peut atteindre 53 ans. Aussi, le Plan Maroc Vert, lancé en 2008, a largement favorisé l’accès des jeunes à l’agriculture. Il a facilité l’accès au crédit, soutenu l’entrepreneuriat en agriculture et développé la formation, tant dans l’enseignement supérieur et technique que dans la formation professionnelle.

« On compte désormais 500 000 jeunes formés dans le secteur avec un taux d’insertion de 70%. L’impact de ces efforts a été souligné dans le Recensement National Agricole 2016, qui a mis en avant le niveau croissant d’instruction : 62% des exploitants agricoles entre 25 et 35 ans sont instruits », souligne-t-on.

Pour en revenir au Plan Maroc Vert, depuis sa mise en œuvre, il a impulsé une dynamique sans précédent en matière de généralisation des techniques d’irrigation économes en eau, d’extension des superficies irriguées et de promotion du partenariat public-privé. En fin 2018, la superficie couverte par l’irrigation localisée a atteint 590.000 hectares.

De plus, les retombées positives de ces transformations des systèmes d’irrigation se font déjà sentir, avec une amélioration de la productivité des terres irriguées, une augmentation des revenus des exploitations agricoles ainsi que des économies d’eau réalisées, qui avoisinent 1,6 milliard de mètres cubes chaque année.

Pour rappel, le département de l’agriculture mène une politique active d’investissement et de réforme pour la préservation et la valorisation de l’eau ressource à travers trois programmes majeurs : le programme national d’économie de l’eau en irrigation, qui ambitionne de reconvertir 550 000 ha de terres irriguées à l’irrigation localisée, avec un coût de 37 milliards de dirhams ; le programme d’extension de l’irrigation sur 160.000 ha de terres dominées par les barrages existants ou en cours de construction, pour un coût qui s’élève à près 21,5 milliards de dirhams ; le programme de promotion du partenariat public privé dans le financement, la construction et la gestion des systèmes d’irrigation.

D’un autre côté, au cœur du Plan Maroc Vert dans le cadre de son Pilier II, l’agriculture solidaire rassemble un nombre croissant de projets soutenus depuis 2008. A l’heure actuelle, 813 projets sont en cours au profit de 825.000 bénéficiaires, portant sur un investissement global de 18 milliards de dirhams et une superficie de 849.000 ha.

Entre 2010 et 2018, plus de 90 projets pour plus de 90.000 bénéficiaires par an ont ainsi été initiés. Au total, 215 projets ont déjà été menés à leur terme, soit près de 166.000 hommes et femmes qui exploitent quelque 266.000 hectares pour un investissement 3,1 milliards de dirhams.

 

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