Environnement : Journée internationale de la protection de la couche d'ozone

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Rabat - Célébrée le 16 septembre de chaque année, la journée internationale de la protection de la couche d’ozone est une occasion de souligner au Maroc comme ailleurs, l’importance de la conjugaison des efforts des différents intervenants pour sa préservation efficace et efficiente.

Cette journée se veut aussi une occasion pour mettre en évidence les efforts menés pour la protection de la couche d’ozone et du climat dans le cadre du Protocole de Montréal, considéré comme un bel exemple de réussite en matière de collaboration internationale et l’un des premiers traités à atteindre l'objectif d'une ratification universelle.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait appelé à s’inspirer du Protocole de Montréal signé en 1987 sur la couche d’ozone pour progresser dans la lutte contre le changement climatique. "En un peu plus de trente ans, le Protocole de Montréal n’a pas seulement permis de réduire le trou dans la couche d’ozone : il nous a montré que la gouvernance environnementale pouvait apporter des solutions aux problèmes mis en lumière par la science et que les pays pouvaient s’unir pour surmonter ensemble leur vulnérabilité", a souligné M. Guterres dans son message à la communauté internationale.

Le chef de l’ONU a rappelé que quand la science a révélé que les chlorofluorocarbones (CFC) et d’autres substances faisaient un trou dans la couche d’ozone, qui protège la vie sur Terre, le monde entier s’est montré déterminé et prévoyant en se mobilisant pour les interdire. «Grâce à cette mobilisation mondiale, la couche d’ozone devrait revenir aux niveaux de 1980 d’ici le milieu du siècle», note-t-il. «Mais ce n’est pas encore fait".

Au niveau international, cet accord a permis d’enrayer la destruction de la couche d’ozone qui protège la terre du rayonnement des ultraviolets, via la réglementation et l’interdiction des substances nuisibles à la couche d’ozone. 

Le protocole de Montréal est devenu en 2010 le premier traité international à obtenir une ratification universelle. En conséquence et grâce aux efforts conjugués de la communauté internationale, la couche d’ozone est en voie de rétablissement et devrait se reconstituer dans les années à venir. Par ailleurs, le protocole de Montréal a sensiblement contribué à atténuer les retombées des changements climatiques et permettrait d’éviter jusqu’à 0,5 °C de réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

Dans le sillage de cet élan de mobilisation et ce front uni face aux changements climatiques, le Maroc a confirmé son engagement permanent en faveur de l’environnement et du développement durable et a marqué un tournant décisif dans les efforts mondiaux pour relever au plus vite les défis du réchauffement climatique.

Le Royaume a très tôt fait le choix de traduire en actions concrètes sa lutte contre le changement climatique, en ratifiant les conventions internationales et en adoptant tout un arsenal juridique pour que les engagements prennent une forme contraignante.

Depuis la tenue de la COP 22, le Maroc s'est inscrit dans une dynamique de réforme du cadre juridique applicable en matière d'environnement qui connaît une actualisation permanente dans le but de promouvoir le développement durable. Les dispositions de la constitution de 2011 sont la parfaite illustration de cette réforme. 

Avec la Stratégie nationale du développement durable 2030 qui préconise de renforcer le cadre institutionnel national du changement climatique par des mesures légales et réglementaires concrètes, conformément aux dispositions de la loi-cadre de l’environnement et du développement durable, le décret sur les déchets toxiques ainsi que l’élaboration et l’examen des textes d’application de la loi sur le littoral, le Maroc a créé une révolution en la matière, grâce à sa vision d'avant-garde et sa stratégie ambitieuse dans le domaine des énergies renouvelables qui a démontré son efficacité et sa pertinence.

Sans oublier la loi relative à la lutte contre la pollution de l’air qui prescrit la mise en place de toutes les mesures nécessaires pour contrôler la pollution atmosphérique, y compris des réseaux de contrôle de la qualité de l’air et de détection des sources de pollution fixes et mobiles, et la loi 77.15 portant interdiction de la fabrication, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation et de l’utilisation des sacs en matières plastiques.

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