Urbanisme et immobilier : le ministre Abdelahad Fassi Fihri traque la corruption

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L’étude relative à la cartographie des risques de corruption dans les secteurs de l’urbanisme et de l’immobilier s’étale sur quatre phases, à savoir l’état des lieux, l’élaboration d’un plan de communication et la mise en œuvre du plan de communication, ainsi que l’évaluation de ce plan.

La professionnalisation du secteur de l'urbanisme et de l'immobilier constitue un levier fondamental pour parvenir à une plus grande transparence, a indiqué, mercredi 15 mai à Rabat, le ministre de l'Aménagement du Territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la Ville, Abdelahad Fassi Fihri.

S'exprimant lors d'une rencontre de communication, organisée par son département sur l’étude relative à la cartographie des risques de corruption dans les secteurs de l’urbanisme et de l’immobilier, M. Fassi Fihri a rappelé que la présentation de cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale visant à promouvoir la probité, la transparence et la moralisation de la vie publique, conformément aux Hautes Orientations Royales et aux dispositions constitutionnelles et dans le cadre de la mise en œuvre d’une série de conventions internationales.

Cette rencontre intervient en concrétisation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et dans le cadre de la stratégie du département visant la modernisation de l’administration et la moralisation de la vie publique, de manière à identifier les foyers de la corruption dans ces deux secteurs et prévenir les mauvaises pratiques y afférentes.

Et d’ajouter que la présente étude adopte une approche pointue et rigoureuse visant à lutter contre ce phénomène, notant que le ministère s’emploie à mettre au point et activer des contrôles pour consolider les valeurs de transparence et d'écoute, tout en faisant participer les entités territoriales dans la résolution des différents problèmes.

Parmi ces contrôles, a précisé M. Fassi Fihri, figurent l’accès à l’information, la simplification des procédures ainsi que l’examen des pratiques permettant de résoudre les problèmes qui se posent. Il s’agit, également, de la loi 66.12 sur l'urbanisme et la construction, portant également sur le contrôle des irrégularités dans ce domaine, a-t-il souligné, notant que cette loi a dissocié les missions d’octroi des licences de ceux de contrôle pour asseoir une véritable transparence.

Au sujet du règlement général de construction et du guichet unique des agréments, M. Fassi Fihri a qualifié de "révolution silencieuse" les résultats positifs relatifs à la simplification des procédures et le contrôle des délais, ainsi que l’amélioration de la performance des services publics.

À cet égard, il s’est félicité de la solidité des relations étroites unissant ministère de tutelle aux instances professionnelles représentées par les secteurs de la construction, des travaux publics, de l’architecture et de la topographie, en particulier celles qui s’occupent de l’élaboration et de la mise en œuvre de contrôles et de normes.

De même, le responsable gouvernemental s'est attardé sur les contraintes liées aux documents d’urbanisme dans les grandes villes, tout en saluant le rôle des agences urbaines, en particulier l’actualisation des principes d’un urbanisme durable, à travers l’adoption d’une méthodologie de planification urbaine et de contrôle des délais, en accordant plus d’intérêt aux doléances des citoyens.

Pour sa part, le ministre délégué chargé de la Réforme de l'Administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader, a souligné,  
M. Benabdelkader a souligné que cette rencontre ambitionne de rendre l'administration efficace et garantissant les droits des usagers, faisant savoir que l’étude relative à la cartographie des risques de corruption dans les secteurs de l’urbanisme et de l’immobilier est le fruit d'une enquête approfondie visant à évaluer les résultats obtenus, tout en intégrant les aspects liés à la prévention, à l’éducation et à la sensibilisation, en associant tous les acteurs concernés dans la lutte contre ce phénomène.

À cet égard, le responsable gouvernemental a indiqué que la commission nationale de lutte contre la corruption, présidée par le chef du gouvernement, a adopté en février dernier le rapport annuel relatif au suivi des projets contenus dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption au titre de 2018 et le plan d’action 2019.

Il a, également, précisé que la deuxième réunion de la Commission nationale de lutte contre la corruption a été une occasion pour examiner les réalisations en termes de promotion des valeurs de probité, de moralisation du service public et de la réforme de l’administration, avec à la clé la consolidation des principes de bonne gouvernance, faisant observer que ces mesures ont permis d'améliorer le classement du Maroc au niveau des indicateurs internationaux liés à la corruption et de réaliser un progrès dans les programmes contenus dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Intervenant à son tour lors de cette rencontre, marquée par la présence de la secrétaire d’État chargée de l'Habitat, Fatna El Khiyel, le président de l'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, Mohamed Bachir Rachdi a indiqué que cette rencontre de communication est une occasion de renforcer la lutte contre la corruption au Maroc, en garantissant la convergence de toutes les orientations sectorielles et nationales, soulignant la nécessité de conjuguer les efforts de tous les acteurs et de plus de mobilisation collective afin de mettre fin à ce fléau.

M. Rachdi a, de même, mis l’accent sur l’importance d’instaurer la transparence dans le monde des affaires et d'appliquer les principes de bonne gouvernance inscrits dans la Constitution, le programme gouvernemental et la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

L’étude relative à la cartographie des risques de corruption dans les secteurs de l’urbanisme et de l’immobilier s’étale sur quatre phases, à savoir l’état des lieux, l’élaboration d’un plan de communication et la mise en œuvre du plan de communication, ainsi que l’évaluation de ce plan.

Ce plan de communication vise à informer sur les activités du ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville concernant la stratégie de prévention et de lutte contre la corruption, en plus d’être à l’écoute de ses partenaires et interlocuteurs sur les sujets en relation avec la prévention et la lutte contre la corruption.