Sahara marocain : l'ONU compte sur le maintien d'un engagement ''constructif'' des parties

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L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Horst Kohler, et les membres du Conseil de sécurité ont espéré mercredi 10 avril, lors d'une réunion à huis clos, que les parties au conflit demeureront engagées dans un processus de paix "constructif", selon des diplomates cités par l'AFP.

Les parties "doivent poursuivre les discussions de manière constructive", ont estimé les participants à cette réunion, a rapporté un diplomate.En décembre 2018 puis en mars 2019,le Maroc, le polisario, l'Algérie et la Mauritanie ont participé à deux tables rondes à Genève,

Selon l'AFP, au cours des dernières semaines, les deux camps se sont plaints auprès du Conseil de sécurité de "violations" de l'autre partie dans les engagements à s'abstenir de toute activité militaire dans la zone.

Dans son dernier rapport, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a réclamé aux parties "des gestes" pour progresser vers une solution.

Après six ans d'interruption, la reprise de discussions multilatérales en décembre s'était déroulée dans un esprit cordial salué par tous. Fin mars, la deuxième table-ronde s'était achevée par le constat de Horst Kohler que les positions restaient "fondamentalement divergentes" selon l'AFP. C'est la première fois de l'histoire qu'une table ronde est tenue avec la participation pleine et entière de l'Algérie.

Lors de la dernière table ronde, "il n'y a pas eu de discussions substantielles, mais ce qui est positif, c'est que les parties sont toutes à la table des négociations", note un diplomate.

"Il n'y a pas eu de progrès sur le fond", confirme un autre diplomate. "C'est une construction de confiance, on remet une pièce dans le juke-box pour faire tourner la musique et petit à petit on essaye de les faire danser ensemble", ajoute cette source. "Ce qui compte, c'est de garder ce début de processus en vie et puis d'inciter", précise le même diplomate, qui estime qu'il n'y aura pas d'avancée sur le fond tant que le pouvoir algérien ne sera pas stabilisé.

Le Conseil de sécurité doit renouveler en avril le mandat de sa mission de paix Minurso. A cette occasion, une résolution est votée par le conseil de sécurité.