En décalage horaire, Pretoria veut que la question du Sahara reste sur l’agenda de l’UA

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Johannesburg- Le gouvernement sud-africain à peine à la tête de l’Union Africaine pour un an, a affirmé, par la voix de sa ministre des Relations internationales et de la Coopération Naledi Pandor, qu’il œuvrera durant sa présidence de l’UA pour que la question du Sahara soit maintenue sur l’agenda de l’organisation continentale. 

Elle fait ainsi fi de la déclaration du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, qui a confirmé l’exclusivité des Nations Unies dans la résolution de la question du Sahara marocain.

Comme s’il n’y avait aucune autre urgence en Afrique où de l’aveu même de Moussa Faki, président de la commission de l’UA, des pays entiers risquent de s’effondrer, Prétoria dit qu’elle va  "continuer à appeler le Maroc à honorer les résolutions de l’Onu et l’UA à garantir que la lutte (NDR: des sahraouis) reste sur son agenda". 

Aux prises avec les pires difficultés économiques qui menacent à terme son unité, l’Afrique du Sud assure par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mme Pandor, que "tout en focalisant sur les priorités clés, nous n’allons pas abandonner nos amis et la lutte pour la liberté en Palestine et au Sahara".

A noter que lors de son discours au parlement, le président Ramaphosa n’a pas mentionné la question du Sahara. Cependant, dans son discours à l’occasion de la prise de la présidence de l’UA par l’Afrique du Sud, à l’occasion du 33ème sommet de l’organisation tenu récemment à Addis-Abeba, Ramaphosa a réitéré le soutien de son pays à "la lutte du peuple du Sahara occidental" et à "son droit à l’indépendance".

Toutefois la version du même discours publiée sur le site du ministère sud-africain des Relations internationales n’a pas fait mention de l’"indépendance", se contentant du soutien au "droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination".

L’insistance de la diplomatie sud-africaine, visiblement en plein cafouillage, est d’autant plus déplacée que depuis le retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine, acté en janvier 2017, c’est, comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, le premier sommet au cours duquel le CPS de l’UA ne contient aucune indication au sujet de la question du Sahara marocain, l’organisation continentale étant surtout préoccupé par des conflits autrement plus menaçants pour le continent. 

Nasser bourita avait également précisé que l’Afrique du Sud est tenue, pendant sa présidence, par les décisions de l’UA et ses orientations.