Juan Ignacio Zoido accuse le gouvernement catalan d'inciter au harcèlement des forces de l’ordre

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Le ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a accusé, ce mardi 3 octobre, le gouvernement catalan d’"inciter au harcèlement" contre les forces de l’ordre de l’Etat déployées en Catalogne (nord-est de l'Espagne) et qui sont intervenus pour empêcher la tenue du référendum indépendantiste illégal de dimanche

Dans une déclaration au palais de la Moncloa à Madrid à l’issue d’une réunion avec le chef du gouvernement, Mariano Rajoy et la vice-présidente de l’exécutif, Soraya Sáenz de Santamaría, Zoido a condamné les cas d’encerclement des forces de la police et de la garde civile par des partisans de la sécession, des agissements qui représentent "la haine et le totalitarisme". Il a également assuré que le gouvernement aura recours aux tribunaux pour mettre fin à ces actes.

Le ministre a tenu le président catalan, Carles Puigdemont, pour responsable de cette situation, estimant que ces actes sont liés "de manière directe" aux déclarations dans lesquelles il avait réclamé lundi le retrait des forces de l’ordre déployées en Catalogne en renfort.

La police nationale et la Garde civile sont déployées en Catalogne pour garantir la liberté et les droits de tous les Catalans en accomplissement des ordres de la justice, a rappelé Zoido, s’engageant à prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que les agents de la police nationale et la Garde civile soient assiégées par les sympathisants de l’indépendance.

Dans ce sens, le ministre a indiqué que le gouvernement est décidé à ce qu’aucun policier ou garde civil ne soit obligé à abandonner sa chambre d’hôtel s’il dispose d’une réservation en vigueur.

Des centaines d’éléments de la police et de la garde civile envoyés en renfort en Catalogne avant le référendum de dimanche ont dû quitter les hôtels où ils avaient été logés, sous la pression de la population ou de maires indépendantistes.

Depuis les interventions des forces de sécurité pour empêcher la tenue de la consultation dimanche, les syndicats de police se plaignent de harcèlement de la part de la population. Des rassemblements se sont multipliés depuis lundi dans différentes villes catalans autour d'hôtels et de commissariats.