Laâyoune abrite le 1er Forum Internationale sur l’Agriculture Biosaline

5437685854_d630fceaff_b-
390
Partager :

La Fondation Phosboucraa, l’Université Mohammed VI Polytechnique, et le Centre International pour l’Agriculture Biosaline (ICBA), ont tenu le 1er Forum international de Laayoune sur l’Agriculture Biosaline à Boucraa au Centre d’accueil de Phosboucraa les 3 et 4 mai.

Ce forum est un événement scientifique qui a connu la participation de 200 personnes attirées par la renommée d’une dizaine de conférenciers internationaux représentant 12 pays, la Nouvelle Zélande, l’Argentine, la Grande Bretagne, l’Espagne, les Pays Bas, la Tunisie, la Jordanie, Sultanat Oman, l’Arabie Saoudite et les Emirates Arabe Unies. 

Un panel d’experts renforcé par la présence et l’intervention d’experts nationaux, tels que l’ancienne Ministre Chargée de l’Eau, Mme Charafat Afilal, les experts chercheurs de l’UMP6P, de l’IAV Hassan II, et de l’INRA, sans oublier le représentant régional d’ICARDA et le représentant de l’ambassade de Hollande au Maroc.

Le Forum sur l’Agriculture Biosaline a démontré son importance en mobilisant plusieurs institutions nationales, notamment l’ONSSA, l’INRA , la DRA,  l’IAV Hassan II , l’ONEE, l’Université Ibn Zohr, l’Université Cadi Ayad, l’université de Moulay Slimane, l’école Mohammadia des ingénieurs et en accueillant des participants venants de divers horizons. Qu’ils soient chercheurs venant des Universités Ibn Zohr, Moulay Ismail, Caddi Ayyad, UM6P, jeunes étudiants chercheurs de l’UM6P, l’IAV Hassan II et étudiants du Centre da Qualification Agricole de Laayoune, représentants d’institutions nationales, ou agriculteurs et producteurs de la région de Laayoune, tous sont venus enrichir leur savoir durant 2 jours sur le thème « La gestion durable de l’utilisation de l’eau saumâtre dans les régions désertiques ».

L’événement s’est distingué par le choix de privilégier l’interaction entre différentes disciplines scientifiques : chimie des sols, sciences végétales, sciences de l’irrigation, agronomie, technologie appliquée dans le domaine des plantes, et économie. Autant d’angles qui ont enrichi le débat et incité les participants non seulement à assister de façon continue et assidue durant les 2 jours mais aussi à prendre la parole, à échanger et à débattre.

Par ailleurs, le Forum ne s’est pas limité aux experts. Il a également favorisé l’échange entre les agriculteurs et les chercheurs. La présentation des réalisations du projet pilote de Foum El Oued par son principal bénéficiaire, la coopérative Halib Sakia El Hamra, a démontré l’efficacité de l’interaction entre chercheurs et écosystème pour donner aux agriculteurs les outils et moyens d’une exploitation durable de leur terre.

Le Forum s’est clôturé par une série de conclusions et de recommandations qui seront implémentées comme suit :

  1. La communauté scientifique est appelée à générer plus d’information sur le développement de la salinisation sous les menaces du changement climatique.
  2. Déterminer les zones vulnérables pour mieux cerner la problématique de la salinité.
  3. Identifier les cas de réussite de transfert à grande échelle de technologies qui pourraient contribuer à contrôler la salinisation ou à accroître la productivité des zones déjà salinisées.
  4. Comprendre et analyser les principales raisons pour lesquelles certaines technologies de lutte contre la salinité ne sont pas utilisé par les agriculteurs.
  5. Détermination des zones les plus vulnérables à la salinisation dans le cadre de scénarios de changements climatiques potentiels et établissement de groupes de surveillance régionaux.
  6. Identification et documentation des exemples de réussite de vulgarisation des technologies et apporter de l’aide à leur mise en œuvre dans d’autres pays.
  7. Renforcement des capacités par l’organisation de séances de formation sur les modèles de simulation existants et leurs applications.
  8. Construire sur ce premier forum international et en faire un évènement annuel.