Mohcine Besri : '' la réalisation d'un film dans un hôpital est une métaphore ''

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Marrakech – Imane Jirari - Dans une salle comble de réalisateurs, médias et acteurs, le film marocain en compétition officielle « Urgent » a suscité l’intérêt du public, dans la salle des ministres, ce mercredi 5 décembre.

« Urgent » est en compétition aux côtés de 13 autres films pour décrocher l'Etoile d'Or du Festival International du Film de Marrakech dans sa 17ème édition.

Ce long-métrage d’une durée de 1H25 est une coproduction maroco-suisse qui raconte l'histoire de Driss le pêcheur et son épouse Zahra, un couple contraint de quitter son village pour se rendre en urgence à l'hôpital public de Casablanca pour emmener leur fils Ayoub âgé de cinq ans, souffrant de maux de tête aigus depuis des semaines.


Après une tentative de suicide, Ali qui vit dans un état de dépression avancé, est conduit en urgence dans le même hôpital. C’est le début d’une aventure douloureuse pour ces deux personnages dont le destin est entre les mains de Tariq, un médecin dévoué et consciencieux qui a abandonné une carrière prometteuse au Canada pour se rendre à son pays natal et mettre son expertise au service de ses compatriotes.

A travers ce film, le réalisateur  met en lumière sur la question de la responsabilité individuelle. Besri a pu également se focaliser sur la situation des patients dans cet hôpital à Casablanca.

A l'occasion de la projection de ce projet, Besri a noté que "la réalisation d'un film dans un hôpital est une métaphore, en ce sens qu'il y a plusieurs lectures à donner. Et à travers cet hôpital, on voit la société marocaine avec tout ce qu’elle a de positif et de négatif. Pour moi c’était une manière de résumer un peu la société marocaine".

Younes Bouab, pour sa part, jouant le rôle d’un docteur, a expliqué que "le film a une portée sociale".

Natif de Meknès en 1971 et après des études de physique-chimie à la faculté de Rabat et quelques petits rôles dans différents films, Mohcine Besri part en Suisse pour suivre des études d’informatique.

Il travaillera  par la suite dans la finance, avant de devenir enseignant de mathématiques. En parallèle, il revient au cinéma, mais cette fois-ci pour raconter des histoires. Après quelques expériences dans l’assistanat, il tourne deux courts-métrages, co-écrit "Opération Casablanca", un long-métrage réalisé par Laurent Nègre, avant de monter Tamawayt Productions et de produire et réaliser son premier long-métrage "Les Mécréants" (2011). "Urgent" (2018) est son second long-métrage de fiction.