La chanteuse sénégalaise Saïda Binta Thiam célébre le Maroc

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Saïda Binta Thiam encore appelée « Oum Kalthoum » du Sénégal s’est forgée une réputation hors des frontières et est considérée comme faisant partie des plus grands maitres de l’art afro-arabe. Découverte de cette chanteuse qui a débuté dans le milieu à l’âge de 9 ans.

Si Saïda Binta Thiam s’est faite un nom sur la scène artistique sénégalaise, c’est incontestablement grâce à son parcours artistique très riche, sa spécialisation dans le panégyrique du Prophète Sidna Mohamed (PSL), sa maîtrise de la langue arabe et sa belle voix.

Dans un pays où pratiquement la majorité de la population est disciple d’un courant (Tariqa) soufi, la native de la Casamance (sud du Sénégal) a pris rendez-vous avec l’art afro-arabe depuis l’enfance, parvenant à s’imposer en tant que l’une des voix rares à concilier deux cultures.

Binta Thiam se rappelle qu’elle a commencé tôt, alors qu’elle n’avait encore que neuf ans, en rejoignant le groupe local « Friqatou Attawfik » en tant que membre du choral. C’était les débuts, la découverte d’un potentiel vocal inouï, confie-t-elle.

A 14 ans, elle chantait déjà des tubes de Fayrouz, Samira Taoufik et Houyam Younes, tout en écoutant Oum Kalthoum, avant d’opter définitivement pour les panégyriques du Prophète (PSL).

Issue d’une famille Tidjane, elle a eu l’occasion de s’affirmer sur scène en allant souvent se produire pour la fête d’Al-Mawlid Annabawi, à Tivaouane (capitale des Tidjanes du Sénégal), où elle reprenait les poèmes panégyriques de grands érudits soufis, à l'instar d'Ahmed Tidjani et Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la Tariqa des Mourides.

Saïda Binta Thiam a aujourd’hui dans son répertoire plus de six albums. Sa mission, explique-t-elle, est de promouvoir le patrimoine des ancêtres et de mettre en valeur les contributions des chioukhs soufis du Sénégal à répandre les valeurs de l’islam.

Comme beaucoup de sénégalais, Binta Thiam ne cache pas son amour pour le Maroc et son peuple, ainsi que son estime pour les relations historiques et religieuses ancestrales qui lient les deux pays frères.

Cette passion est motivée par le fait que le royaume est le pays des descendants du Prophète (PSL) et aussi parce que la ville de Fès abrite le mausolée du Cheikh de la Tariqa Tijania qui jouit d’un immense respect de la part de ses disciples au Sénégal.

Binta Thiam a écrit et dédié au Maroc une chanson. Intitulé « Le royaume du Maroc », le vidéo-clip met en avant la beauté des sites du Maroc, notamment les sites touristiques à caractère religieux, tels que la Tour Hassan à Rabat, la Mosquée Hassan II à Casablanca, la Mosquée Koutoubia à Marrakech et le Mausolée de Cheikh Tijani à Fès.

Dans ce clip, Binta Thiam chante la générosité du peuple marocain et son attachement profond à la religion, et la sagesse de son roi « descendant du Prophète ».

Binta Thiam a chanté aussi un poème intitulé « Il m’a dit » de l’écrivaine et poète marocaine Touria Ikbal qui s’intéresse aux questions du soufisme.

L’artiste sénégalaise aspire à mieux faire connaitre l’art afro-arabe sur une grande échelle à travers ses participations à des festivals internationaux qui constituent un facteur essentiel pour consacrer la diffusion et l’ouverture.

 

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