Les bûches de l’enfer

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Doucement mais sûrement, pour sacrifier à la formule consacrée, 2019 s’installe, encore sous les échos des faits de la fin d’année. Un boulanger, deux ou trois, on ne sait pas combien ils sont, ont affiché noir sur blanc qu’il ne faisait pas dans les gâteaux des chrétiens. Ils pensaient probablement à la bûche qui n’est pas à mon goût la plus savoureuse des délices, trop grasse.

On va donc dire de nos boulangers que ce sont des contributeurs à la bonne santé des citoyens. L’islam y tient particulièrement, c’est pour cela qu’il se mêle de la nutrition des croyants, interdit le porc et aussi semble-t-il l’alcool, parle du miel et de ses biens faits, à moins que ce ne soient seulement les Dits du prophète qui y font référence.

Ces boulangers on peut leur trouver comme circonstances atténuantes leur droit à l’objection de conscience qui est le refus d’accomplir des actes contraires à ses convictions intimes. C’est qu’à vivre tous les jours si près du feu, ils ont fini par avoir une idée précise de l’enfer. Si en plus ils doivent le nourrir de leurs bûches.

Ils n’auraient pas affiché leur abstention, personne ne s’en serait rendu compte et tout le monde aurait passé son chemin pour aller chercher sa bûche ailleurs.

Là où le bât blesse, c’est la faiblesse de la demande, notamment dans les quartiers où sévissent ces boulangers, pourquoi aller afficher ce qui s’apparente comme une goutte d’eau à sa jumelle à un acte de refus de vente.

Parce que cet affichage est un tract ! Du prosélytisme qui valse avec la provocation en marchant sur les pieds de la danseuse, un acte de belligérance, presque une déclaration de guerre à laquelle il faut répondre sans ultimatum suivi d’un tir de barrage. Une métastase de l’islamisme bête et con qu’il est urgent d’irradier, de chimiothérapier, de mastectomier sans délais.